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    Ma petite sélection en 20 bouquins...

     

    Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur : la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions.
    Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte.

     

    Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une oeuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante.
    Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : "C'est toute ma vie". Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

     

    gif gratuit coeur

    "Une vie, et j'étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros. Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l'appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu'on fait, l'envie de changer le monde.
    Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser. Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant. Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies. Combien valurent les nôtres ?". A force d'estimer, d'indemniser la vie des autres, un assureur va s'intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité.
    Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s'affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l'adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.

     

    «Ce qui m'intéresse le plus chez Capote et Salinger, c'est Oona, son premier amour. Je pense qu'elle a été leur principale Muse. C'était la fille d'Eugene O'Neill, le grand dramaturge américain, prix Nobel de littérature en 1936. Les biographes s'affrontent sur la cause de la disparition de Salinger en 1953 : il aurait été traumatisé par la guerre, il serait devenu membre de la secte Krishna, moine bouddhiste zen, il aurait choisi le New Hampshire pour payer moins d'impôts, il aurait été déçu par le milieu littéraire, son orgueil aurait été blessé par une mauvaise critique de John Updike, ou par la méchanceté de Norman Mailer le qualifiant de «plus grand esprit qui soit resté au niveau de l'école secondaire».
    Mais personne n'a envisagé l'hypothèse sentimentale : il ne s'est jamais remis de sa rupture avec Oona O'Neill. Ils sortaient ensemble quand les Japonais ont attaqué Pearl Harbor. Salinger est parti à la guerre. Il a combattu dans des conditions atroces. De l'armée, il a écrit à Oona des dizaines de lettres enflammées. Il n'était pas encore célèbre, ce n'était qu'un pauvre amoureux, un grand dadais aux cheveux noirs qui rêvait de d'entrer en littérature.
    Oona est partie tenter sa chance dans le cinéma, à Hollywood. Et le pauvre J.D. s'obstinait, il l'a aimée à distance, il est tombé amoureux d'une absente. Oona incarnait la vie, le retour à la terre natale, le doux visage lointain qui te sert de Graal, quand tu rampes dans la boue d'une forêt allemande, sous les obus.» F.B.
     
     
     
    "Remarque, je la comprends. C'est plus amusant de lire un roman que d'aller à la messe". Papa, furieux, se retourne contre maman et l'accuse de saper les fondements de ma foi. Elle rétorque qu'elle n'a rien dit de mal, que de toute façon chacun est libre de penser comme il veut, et que je suis bien capable de juger par moi-même ce qui, de la lecture d'un roman ou de la messe, est le plus amusant. "Elle n'a qu'à rester à la maison ! hurle papa.
    Puisque c'est comme ça, j'irai seul ! Vite je ferme mon livre, je me lève, je mets mon manteau, je suis papa". Marie, la narratrice de La haine de la famille et d'Un brillant avenir, raconte ici les rapports qu'elle a entretenus avec la religion au cours de son enfance et de sa jeunesse, entre un père croyant et une mère athée. Elle évoque la naissance du désir à travers des passions successives, et la découverte de l'amour, vécu d'abord comme une crucifixion, puis comme une rédemption.
     
     
     
    En Italie, la ligne la plus droite entre deux points est l'arabesque. Il faudra un jour étudier l'importance du baroque sur le peuple italien, comme le disait Ennio Flaiano. La criminalité s'y décline en trois composantes : attentats et massacres à des fins politiques, corruption transversale à tous les niveaux, différentes mafias. Qui a tiré les ficelles ? La réalité est complexe, insaisissable, perverse.
    À travers la relation entre don Saverio, jésuite, héritier de la lignée Valfonda, et sa petite-nièce Aria, journaliste d'investigation à laquelle il confie ses secrets, ce roman raconte la fin de la dolce vita, l'implosion de la Démocratie chrétienne et du parti communiste et la montée en puissance du berlusconisme sur fond de mafia, d'argent sale et d'affaires troubles au Vatican. Mais aussi la merveille de cette terre où l'on sait encore sourire, sa beauté, ses héros au quotidien.
    Dans cette Italie sublime et tragique Silvio Berlusconi a débarqué sur la scène politique comme surviennent les grandes pestes. Jugé inéligible en 2014, le vieux caïman n'est pas mort. Faisant suite au très remarqué Dolce Vita 1959-1979, Simonetta Greggio signe avec ces Nouveaux Monstres le roman de l'Italie des trente-cinq dernières années.
     
     
     
    Le 10 mai 1981, la France bascule à gauche. Pour Paul, Rodolphe, Benoît et Tanguy, dix-huit ans à peine, tous les espoirs sont permis. Trente et un ans plus tard, que reste-t-il de leurs rêves, au moment où le visage de François Hollande s'affiche sur les écrans de télévision ? Le bonheur national brut dresse, à travers le destin croisé de quatre amis d'enfance, la fresque sociale, politique et affective de la France de ces trois dernières décennies.
    Roman d'apprentissage, chronique générationnelle : François Roux réussit le pari de mêler l'intime à l'actualité d'une époque, dont il restitue le climat avec une sagacité et une justesse percutantes
     
     
     
    Recto
    Avec l'Île du Point Némo, Jean-Marie Blas de Roblès nous offre le roman d'aventures total, tourbillonnaire, conquérant, véritable machinerie de l'imaginaire où défilent, s'entrecroisent et se percutent tous les codes romanesques, la littérature populaire, l'actualité convulsive entre passé historique et projection dans le futur, nos hantises programmées et nos rêves d'échappées irrépressibles. Qu'on en juge : Martial Canterel, richissime opiomane, se laisse interrompre dans sa reconstitution de la fameuse bataille de Gaugamèles par son vieil ami Holmes (John Shylock...). Un fabuleux diamant, l'Anankè, a été dérobé à Lady MacRae, tandis que trois pieds droits chaussées de baskets de marque Anankè échouaient sur les côtes écossaises, tout près de son château. Voilà donc Holmes, son majordome et l'aristocratique dandy, bientôt flanqués de Lady MacRae et de sa fille Verity, emportés - pour commencer - dans le Transsibérien à la poursuite de l'insaisissable Enjambeur Nô. Par une mise en abyme jubilatoire, cette intrigue rebondissante vient s'inscrire dans les aléas d'une fabrique de cigares du Périgord noir où, comme aux Caraïbes, se perpétue la tradition de la lecture, à voix haute, des aventures de Jean Valjean ou de Monte-Cristo. Bientôt reprise par Monsieur Wang, voyeur high-tech, productiviste à l'ancienne et fondateur de B@bil Books, une usine de montage de liseuses électroniques... Avec une ironie abrasive, ce roman-tsunami emporte toutes les constructions réalistes habituelles et ouvre d'extraordinaires horizons de fiction. Cette folle équipée romanesque est aussi la plus piquante réflexion sur l'art littéraire, doublée d'une critique radicale des idéologies et de la gouvernance anonyme, tentaculaire, qui nous aliène jusque dans notre intimité.
     
     
    Recto
    Elles avançaient vers leur avenir, et leur avenir, c'était la Révolution. Dans les années 70, deux soeurs défilaient dans les rues de Paris en chantant des slogans, et vibraient en entendant le mot « Camarades » qui scandait les discours militants. Anna Jacob avait quinze ans quand, pour la première fois, elle s'est rendue à un meeting avec sa soeur Molly. De leurs combats qui les ont menées jusqu'au Mexique pour entrer dans la lutte armée, Anna a tiré un livre. Molly ne lui pardonne pas de s'être approprié leur histoire pour en faire un roman. Pour Anna, la Révolution se pense, se rêve et s'écrit. Pour Molly, se révolter, c'est se frotter à la rugosité du quotidien. Aujourd'hui, Anna traverse une période de grand dénuement. Recueillie par Molly, elle retrouve les cahiers auxquels elle a confié ses pensées autrefois. Les figures de ses compagnons de combat ressurgissent : Marek, l'homme qu'elle a tant aimé, mort en prison, et Boris, qui continue à se battre en vain. Peu à peu, émerge la vraie question, obsédante : que reste-t-il de leurs idéaux ?
     
     

    Recto

    Magnus Wallace, militant écologiste, parcourt les mers à bord de l'Arrowhead pour arraisonner les navires baleiniers qui braconnent en zones protégées. Un combat pour les droits de l'animal, une insurrection singulière qui force l'admiration, racontés dans un roman qui célèbre la beauté du vivant et la nécessité d'une prise de conscience.

     

    Recto

    Alba et Maurizio se rencontrent à Rome pendant la guerre. Elle étudie le droit et résiste au sein de Bandiera Rossa. Il est juif, coiffeur dans le ghetto, et se cache chez Alba après la rafle d'octobre 1943. Chaque dimanche, Maurizio coupe les pointes des cheveux blond cendré d'Alba. Des cheveux qu'il vénère autant qu'elle. Mais au printemps 1944, ils sont arrêtés ensemble. Alba est incarcérée tandis que Maurizio est déporté à Auschwitz. Il y survit en devenant le barbier de sa baraque, sans jamais renoncer au souvenir d'Alba, à la délicatesse amoureuse de son visage dessiné sur du papier volé. Le temps a passé. Lors d'une interminable et tragique nuit de janvier, Flor, la petite-fille de Maurizio, raconte cette histoire à son fiancé comme son grand-père la lui a confiée, par morceaux, par songe. Peut-être l'homme qu'elle aime trouvera-t-il dans le courage d'Alba, la force de supporter à son tour l'absence ? Eric Paradisi entremêle le destin de Maurizio et celui de Flor, l'histoire universelle et l'histoire intime. Et si les morts parlent aux vivants, c'est pour leur apprendre comment vivre et ne se souvenir que de l'amour.

     

    Recto

    Allongé dans son lit en costume noir, ce matin du 15 février, Mortimer Decime attend son anniversaire : il aura 36 ans à 11 heures du matin. Il attend plutôt sa mort, car depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés le jour de leur 36e anniversaire. Malédiction familiale ? La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Quand ce destin funeste pèse sur vous depuis la naissance, cela n'incite pas à faire des projets, comme se marier, engendrer, s'engager avec énergie dans la vie professionnelle ou même tomber amoureux. A quoi bon ? Mortimer s'est donc laissé vivre, modestement et sans ambition, jusqu'à ce dernier anniversaire. En prévision, il a même démissionné de son travail, mis fin au bail de son appartement et vendu sa voiture... Mais le sort lui joue un drôle de tour. Car ce 15 février à 11h, Mortimer ne meurt pas. Pour son malheur, le voici en pleine santé, sans travail et sans appart... et il va lui falloir désormais vivre vraiment, sans connaître l'heure de sa mort, comme tout un chacun, en somme !

     

    Recto

    La narratrice, Laurence, en pleine tourmente personnelle, visite par hasard la rétrospective consacrée à la photographe Diane Arbus du Jeu de Paume, et c'est un choc pour elle, d'abord esthétique puis existentiel : elle va revisiter sa vie intime et familiale à la lumière de la photographe. En partant à sa recherche, Laurence se reconnaît dans le miroir. Récit autobiographique.

     

     

    Recto

    New York, 3 novembre 1954. Dans cinq jours, le centre d'Ellis Island, passage obligé depuis 1892 pour les immigrants venus d'Europe, va fermer. John Mitchell, son directeur, officier du Bureau fédéral de l'immigration, resté seul dans ce lieu déserté, remonte le cours de sa vie en écrivant dans un journal les souvenirs qui le hantent : Liz, l'épouse aimée, et Nella, l'immigrante sarde porteuse d'un étrange passé. Un moment de vérité où il fait l'expérience de ses défaillances et se sent coupable à la suite d'événements tragiques. Même s'il sait que l'homme n'est pas maître de son destin, il tente d'en saisir le sens jusqu'au vertige. A travers ce récit résonne une histoire d'exil, de transgression, de passion amoureuse d'un homme face à ses choix les plus terribles.

     

    Recto

    Hank, Lee, Kip et Ronny, quatre amis d'enfance trentenaires, sont réunis dans leur ville natale à l'occasion du mariage de l'un d'entre eux. Les retrouvailles sont marquées par une complicité joyeuse, mais aussi par l'incompréhension, la désillusion, les rivalités. Premier roman.

     

     

    Recto

    « Je vais vous raconter ce qui s'est passé, parce que ce sera un bon moyen de vous présenter mon frère. Il s'appelle Simon. Je pense que vous allez l'aimer. Vraiment. Mais dans quelques pages il sera mort. Et il n'a plus jamais été le même après ça. » Matthew a 19 ans, et c'est un jeune homme hanté. Hanté par la mort de son grand frère, lors de vacances à la mer, dix ans auparavant. Hanté par la culpabilité. Hanté par la voix de Simon qu'il entend partout, tout le temps : dans le bruissement des feuilles des arbres, dans le crépitement des bougies d'anniversaire, dans le murmure de la marée. Dernier lien qui l'unit au frère disparu pour Matthew ; « hallucinations de commande », disent les médecins. Matthew a 19 ans et il souffre de schizophrénie, une maladie qui « ressemble à un serpent ». Pour comprendre son passé et s'en libérer enfin, Matthew écrit, dessine, jette ses pensées sur le papier, tente de remonter le fil du temps. Il raconte l'enfance étouffée par la perte, la douleur silencieuse de ses parents ; l'adolescence ingrate brouillée par les nuages de marijuana ; la lente descente dans la folie, l'internement. Mais aussi, avec un humour mordant, le quotidien parfois absurde et toujours répétitif de l'hôpital psychiatrique - « Je vis une vie faite de copiés-collés », les soignants débordés mais qui font de leur mieux, l'ennui abyssal : « il n'y a littéralement rien à faire ». Et le combat sans cesse renouvelé pour apprivoiser la maladie, et trouver enfin sa place dans le monde. Bouleversant, tourmenté, souvent drôle, Contrecoup est avant tout baigné d'une profonde humanité. C'est un roman déchirant, tendre et courageux, porté par une voix absolument unique.

     

     

    Recto

    Dans l'Amérique des Sixties, au fin fond des Appalaches où elle vit retranchée, loin des soubresauts du monde, Luce, jeune femme farouche et indépendante, se voit confier la charge des jumeaux de sa soeur défunte. Ayant vu leur père, Bud, une brute épaisse, assassiner leur mère, les orphelins traumatisés se sont réfugiés dans un mutisme inquiétant, où sourd une violence prête à exploser à tout moment. Patiemment, Luce va tenter de réapprendre la vie à ces deux écorchés vifs, et elle-même de reprendre goût à l'amour et à la compagnie des hommes. À celle, en particulier, de Stubblefield, nouveau propriétaire des terres où elle s'est établie. Mais leur idylle est menacée par le retour de Bud, blanchi du meurtre de sa femme et bien décidé à retrouver le magot que les deux enfants, croit-il, lui ont volé. C'est le début d'une longue « nuit du chasseur » : un western d'une beauté crue et crépusculaire, où Charles Frazier se révèle une fois de plus, après l'immense succès de Retour à Cold Mountain, comme l'un des grands romanciers des espaces américains.

     

     

    Recto

    Lecteur, lectrice : tu viens d'acquérir le nouveau roman de Mohsin Hamid. Grand bien t'en a pris. Car celui-ci va te permettre de découvrir comment t'en mettre plein les poches en Asie mutante, comme le héros de cette édifiante et rocambolesque épopée : né dans la plus insigne pauvreté, au coeur de la campagne d'un pays anonyme du continent indien, il va monter à la ville, parfaire son éducation, rencontrer l'amour, flirter avec la tentation politique, puis faire fortune par le plus inattendu des moyens. Ce sont, en une poignée de pages, quatre-vingts années d'une vie d'homme que tu tiens entre tes mains - « un homme fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui » à l'heure de la mondialisation galopante. Et si cette fable contemporaine et universelle te fait verser quelques larmes, ne t'en fais pas, car celles-ci jailliront avant tout du plaisir et de l'émotion que tu t'apprêtes à éprouver en lisant ce petit joyau de littérature.

     

     

    Impatiente de le découvrir....

    Recto

    Automne 1978, nord de la Californie. C'est l'ouverture de la chasse sur les 250 hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu'ils observent de la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l'arme et à venir regarder. Et l'irréparable se produit. De cet instant figé découle l'éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonnances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon, abandonné à ses instincts sauvages, se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l'homme. Soutenu par une prose poétique, précise et obsédante, Goat Mountain est le nouveau roman provocant et visionnaire d'un auteur au sommet de son art. Ce livre ambitieux contient en son essence l'humanité tout entière.

     

     

    Recto

    Le 13ème Prix du Roman Fnac 2014

    Cambridge, de nos jours. Oscar est un jeune homme vif, plutôt équilibré, qui s'est coupé de toute ambition pour échapper à l'emprise familiale. Au détour d'une allée de l'imposant campus, il est irrésistiblement attiré par la puissance de l'orgue et des chants provenant d'une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d'extase. Premier rouage de l'engrenage. Dans l'assemblée, une jeune femme attire son attention. Elle s'appelle Iris, elle est étudiante en médecine, et affiche la spontanéité et la grâce indolente des filles bien nées qui se savent irrésistibles. Elle n'est autre que la soeur de l'organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s'accompagne d'étranges conceptions sur son usage hypnotique... Bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d'Eden et Iris, mais de plus en plus perturbé par ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether, Oscar en appelle à Herbert Crest, spécialiste incontesté des troubles de la personnalité. De manière inexorable, le célèbre professeur et l'étudiant manipulateur, qui prétend pouvoir le guérir de sa tumeur au cerveau, vont s'affronter dans une partie d'échecs en forme de duel, où chaque pièce avancée met en jeu l'équilibre mental de l'un et l'espérance de survie de l'autre.

     

     

    Bonnes lectures!

     


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    Je partage mes photos de vacances...
    Sur les pas de MONET, ses magnifiques jardins, sa maison...
     
     
     

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  • 9782709639477-G
     
    Editions JC Lattès
     
     
    "C'était là. Son coeur. Son coeur qui battait.
    Le sien se mit à battre la chamade. Il avait le sentiment d'écouter aux portes, comme s'il avait surpris une information qui ne lui était pas destinée".
     
     
     
    Julia, jeune avocate à New York entreprend un long voyage qui la mène en Birmanie, sur les traces de son père.
     
    Ce père qui, quatre ans plus tôt, a mystérieusement disparu.
     
    Là-bas, elle rencontre U Ba, un vieil homme qui a une histoire à lui narrer.
     
    Elle découvre alors la cécité de son père lorsqu'il était enfant, son incroyable don d'entendre les battements de coeur de tout être vivant et sa magnifique et douloureuse  histoire d'amour qu'il  a vécu avec Mi Mi.
     
     
    Un livre, remarquablement écrit,  sur le thème du handicap, un livre qui ouvre nos coeurs à la différence et à reconsidérer la place que chaque être humain est en droit d'occuper dans la société.
     

    Une  quête initiatique, un choc entre deux mondes, le nôtre si matérialiste et le Birman empreint de sagesse et de douceur de vivre.

     

    Un roman riche en émotions et en sensibilité.

    Une très belle découverte!

     

     

    "La vie [...] est un don  plein de mystères où se mêlent inextricablement douleur et bonheur.

    Toute tentative pour avoir l'un sans l'autre est inévitablement vouée à l'échec".


    2 commentaires
  • 2014-06-01 16.21.18
     
    Editions Autrement
     
    2014-06-01 16.23.39
     
     
    Clotaire adore changer de tenue et prendre l'apparence de personnages célèbres,  réels ou imaginaires.
     
    Tantôt dans la peau de Barbapapa, d'Albator, de Candy, Mickaël Jackson ou du Père Noël ...
     
    2014-06-01 16.22.35.
     
    2014-06-01 16.22.43
     
    A chaque page, Clotaire a un nouveau déguisement. Il a toujours le même graphisme, toujours la même position, et toujours la même absence d’expression ; seuls ses habits, les couleurs et le fond changent.

    Il sa'git donc d’une série de clins d’œil comme autant d’hommages à des héros ou archétypes connus et reconnus.

     

    S'intercalent des pages de devinettes, de petits jeux et leurs réponses à la fin du livre.

    2014-06-01 16.22.49
     
    2014-06-01 16.22.26
     

    Un livre qui s'adresse aux enfants mais que les adultes auront énormément de plaisir à feuilleter pour retrouver leurs héros d'antan!

     
     
     
     
     
    2014-06-05 07.39.26
     
    Clotaire déguisé en hérisson?
    Non, ça c'est l'original!
    Dans mon jardin...

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