• De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan

    DES LIVRES POUR LES BÉBÉS

     

    De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan Bloup! Kididoc - Nathan

     

    Son premier imagier sonore des animaux de la mer, avec des animations:

    4 puces sonores:

    -la pieuvre BLOUP

    -le dauphin CLIC-CLIC

    -la pince du crabe CRUNCH

    -les mouettes HI-HI-HI

     

     

     

    De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan

    Illustrations de Nathalie Choux

    Dès 6 mois, à paraître en juin.

     

    De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan

     Bonne nuit petit poussin! Kididoc - mes 1ères histoires animées Nathan

    Ses 1ères histoires animées pour accompagner bébé jusqu'au coucher grâce aux animations:

    -cric-crac! le poussin sort de l'oeuf

    -petit poussin sautille dans la basse-cour

    -pic-pic-pic! poussin picore du bon grain

    -le soleil se couche, poussin se glisse sous l'aile de maman

    -bien au chaud contre maman poule, bébé poussin s'endort

     

     

    De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan

    Dès 6 mois - à paraître en juin.

     

    De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan

     On se cache dans l'arbre - petit nathan - Nathan

     

     

    Tout petit, le bébé aime jouer à faire apparaître et disparaître les objets.

    Des racines à la pointe des branches, bébé découvre tous les habitants qui peuplent un arbre. Derrière chaque feutrine se cachent des insectes, des rongeurs et des oiseaux.

     

     

     

     

     

    De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan

    Illustrations de Aurélie Guillerey

    Dès 6 mois - paru en mai 2019

     

     

                                       La collection cache-cache feutrine s'agrandit!

    De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan                     Nathan

    De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan

     

    petit dinosaure et petit train             

    Des petits formats qui réjouiront les petits doigts!  

     

    De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan

    Que vont croiser bébé dinosaure et le petit train au cours de leur voyage? 

    De belles histoires pour les petits curieux - Éditions Nathan

     

    Dès 6 mois- Illustrations de Yu-Hsuan Huang

    à paraître en juin 2019

     


    votre commentaire
  • Comme à la guerre Julien Blanc-Gras

     

    « Le jour de la naissance de mon fils, j’ai décidé d’aller bien [...].Je n'allais pas laisser

    l'air du temps polluer mon bonheur”.

     

    Ainsi commence le nouveau livre de Julien Blanc-Gras qui écrit son livre au moment des

    attentats qui se sont déroulés à Paris en 2015.

     

    L'horizon s'obscurcissait, mais nous avions une lumière sous les yeux”.

     

    Dans Comme à la guerre, le narrateur prend le parti de parler de choses sérieuses sur un

    ton léger . C'est une réflexion sur le monde dans lequel on vit, un récit sur la paternité

    dans un contexte de guerre et d'attentats mais avec la volonté d'être optimiste. Rien est

    plombant. C'est grave en étant drôle.

     

    Surtout lorsque le narrateur partage ses anecdotes à la fois tendres mais aussi ironiques

    et lucides sur l’éducation de son fils.

     

    La vie de jeune parent n'est pas qu'une succession de moments d'émerveillement.[...]

    N'empêche, il ferait fortune, celui qui inventerait le baby-Taser”.

     

    Parallèlement, il entame la lecture du journal intime de son grand-père maternel tenu au

    début de la Seconde Guerre Mondiale et donne également la parole à son grand-père

    paternel.

     

    Les deux grands-pères du narrateur apportent à ce livre une dimension romanesque et lui

    permet de développer une réflexion sur la transmission familiale de la violence .

     

    Présent et passé s'articulent avec fluidité et cohérence et le texte se lit très

    agréablement.

     

    Globe trotteur curieux et écrivain-voyageur, Julien Blanc-Gras agrémente son récit de

    cartes postales envoyées à son fils dans les différents pays qu’ils traversent, pour son

    métier et décrit son quartier et Paris comme dans un récit de voyage.

     

    Pour conclure, on peut dire que l’enfant et son père, au fil de ces péripéties, mûrissent

    l’un à côté de l’autre.

     

    Des étincelles avaient jailli. Nous n'avions pas pris feu [...]

    J'ai quarante ans, un enfant

    crie “Joyeux anniversaire papa” et je suis éternel.”

     

    Comme à la guerre, un livre à la fois drôle, émouvant et profond que je recommande.

     

     

    NETGALLEYFRANCE


    votre commentaire
  • La femme qui lisait des romans anglais Sylvia Tabet

    JC Lattès

     

    Juliet est sociologue. A bientôt 45 ans, elle est mariée depuis vingt-cinq ans avec  François et a  tout pour être heureuse.
    Et pourtant, l'équilibre conjugal est  remis en cause suite à l'aveu de son adultère.


    " Avoir parlé à son mari et avoué l'existence de Jérémy n'y a rien changé : pas plus que la faute, la confession n'efface la mémoire".


    Juliet hésite entre son mari François, architecte et Jérémy, globe-trotter.
    Jérémy éveille en elle un sentiment oublié depuis longtemps: la passion.


    "L'amour avec François est peut-être mort. Mort, ainsi d'une espèce vaincue par un parasite. C'est donc pour cela que Jérémy est entré dans sa vie et alors ce n'est plus sur Jérémy que pleure Juliet, mais sur François".


    Juliet mène une vie divisée. Elle aimerait pouvoir se couper en deux, aimer les deux hommes.
    La culpabilité lui pèse en permanence. Elle doit faire un choix.


    "A d'autres moments, elle se convainc que la passion est la preuve de la valeur supérieure des sentiments.Dès lors, il faudrait quitter François pour rejoindre Jérémy. Partir, assumer cette décision, la plus grave qu' elle ait jamais envisagée. Sa vie de femme mariée est désormais percluse de ce doute permanent qui la poursuit nuit et jour".


    Choisir entre raison et sentiments. Mais devant l'incapacité de Juliet à se décider, Jérémy a fini par prendre le large.


    Juliet recherche alors le réconfort dans la littérature anglaise. Elle  se réfère sans cesse aux personnages des livres qu'elle aime pour régler ses propres situations et de ce fait, le récit est jalonné de nombreux extraits d'auteurs anglais. Elle imagine que sa vie pourrait être un roman et que par conséquent, toutes les réponses à ses questions existent déjà.


    Les romans anglais explorent essentiellement les sentiments, la question sociale, notamment la vie des femmes et aussi la place qu'occupe la nature; les paysages anglais, supposés être le reflet de soi.


    Juliet partage avec Virginia Woolf un deuil maternel trop précoce. Elle ne se sépare jamais d'un cahier de sa mère, plein de citations tirées de romans anglais.


    "L'ensemble aurait la valeur d'une transmission maternelle. Un héritage. Aussi, ce cahier la guiderait à travers les méandres de l'amour, comme sa mère l'aurait fait si elle était encore près d'elle".

    L'auteure aborde dans cet opus l'âme humaine, les doutes et le sens de la vie avec en toile de fond, les attentats de 2015 et le Brésil.


    Un roman introspectif, où l'intériorité des personnages importe davantage que l'histoire.
    Une réflexion sur l'usure de la vie de couple et l'évolution de l'amour dans le temps.
    Les relations hommes et femmes dans ce qu'elles ont de plus humain: le désir de l'autre, l'adultère, la séduction, la quête du bonheur, de l'amour éternel.

    Pour être tout à fait honnête, j'ai été déroutée par la chronologie non linéaire, par ces ellipses temporelles.
    L'écriture est une vraie forme de liberté mais je me suis parfois perdue dans les nombreux extraits d'auteurs anglais.


    Le point fort, c'est la plume de Sylvia Tabet, la beauté et la portée des phrases.
    Le roman se termine sur une sorte de revirement de situation et m'a laissé un goût d'inachevé.
    Un roman plutôt en demi-teinte.



    NetgalleyFrance


    votre commentaire
  • La vie qui m'attendait  Julien SANDREL

          CALMANN LÉVY

     

    "Je m'exprime comme une vieille, je vis comme une vieille, je ne discute qu'avec des vieux.

    Je suis vieille.

    Vieille et seule, voilà le résumé de ma vie".

     

    C'est ainsi que s'exprime Romane, 39 ans, médecin généraliste à Paris, en proie à de multiples angoisses et paniques.

    Lorsqu'une de ses patientes affirme l'avoir vue à l'hôpital à Marseille au service pneumologie, une perruque rousse sur la tête, en quelques secondes, sa vie bascule.

    Très intriguée, Romane effectue des recherches sur internet pour en savoir plus sur cette autre femme qui lui ressemble tant.

    Une gémellité cachée par qui et pourquoi?

    La découverte et la révélation de ce secret de famille apporte une grande joie mais aussi provoque un véritable cataclysme dans la vie des jumelles.

    Porteurs d'un passé occulté, les secrets de famille et les mensonges sont un poison insidieux.

    Ils deviennent les non-dits, maîtres silencieux des destins.

    Une histoire douloureuse menée avec brio par la plume sensible et délicate de Julien Sandrel

    et dont le final offre une porte de sortie "qui boucle la boucle".

    L'auteur signe ici un deuxième roman d'excellente qualité.

    Une belle lecture, addictive et très émouvante servie par des personnages attachants et inoubliables.

     

     NetgalleyFrance


    votre commentaire
  • Editions Préludes

    à paraître le 24 avril

     

     

    Bolormaa est une jeune fille Mongole qui vit avec sa famille en pleine harmonie avec la nature et les troupeaux de chèvres dont ils tirent la précieuse laine de cachemire.

    Dans ce grand pays aux horizons de steppes infinies et aux paysages époustouflants, ce mode de vie nomade provoque un sentiment de liberté apaisant.

    Bolormaa vit dans une yourte, l'habitation familiale considérée comme un lieu sacré et fortement ritualisé.

    Un art de vivre comme l'ont fait avant elle son père, son grand-père et tous ses ancêtres.

    Mais aujourd'hui, ces traditions ancestrales sont fortement remises en causes et empreintes de contraintes multiples.

    La dureté de la nature ne fait pas de cadeaux. Les étés caniculaires et le "dzud", vague de froid extrême, ont décimé des troupeaux entiers.

    Cette tragédie les oblige à vendre leurs animaux survivants et à émigrer vers les centres urbains.

    La vie de Bolormaa ne sera plus jamais la même.

    Le chemin sera long, difficile, semé d'embûches et de souffrances mais aussi fait de magnifiques rencontres humaines qui la changeront pour toujours.

     

    "Les événements fortuits deviennent les indicateurs de forces amies qui se tiennent à tes cotés et des appuis sûrs qu'elles te procureront". 

     

    C’est l’histoire d’une peau. Blasée des matières fades, rêches et artificielles, cette peau intransigeante est partie en quête d’originalité. Une envie de nouveauté, de nouvelles émotions, de sensations, de force, d'éclat et d'intensité.

    En un mot, une matière nouvelle. Mais pas un tissu de plaisanterie, une boucle faite de fils moelleux entrelacés, enroulés entre eux; un cachemire authentique, naturel, caressant comme le vent, comme une étreinte.

    Il a fallu du temps, beaucoup de temps à cette peau pour enfin trouver cet idéal. Et, au premier toucher, ils se sont reconnus.

    La rencontre a eu lieu. C’est aujourd'hui. C’est maintenant.

     

    Il était une fois une peau… Rouge cachemire.

     

     

     

    #netgalleyfrance


    votre commentaire
  •                                              Les gratitudes Delpine de Vigan

    Les gratitudes Delphine de Vigan

    Editions JCLattès

     

    Parce qu'elle ne peut plus rester seule chez elle, et atteinte d'aphasie, Michka est placée dans un EHPAD.

    C'est une étape difficile à vivre du fait des nombreux deuils qu'elle a à faire (deuil de son autonomie, de son indépendance, de sa santé et de sa maison).

    Soutenue par Marie, une jeune femme très proche d'elle, sa fille de coeur et Jérôme, un orthophoniste, la vieille dame vit son angoissant dernier parcours.

    Alternant rêves, cauchemars et réalité, Michka comprend bien qu'elle perd inexorablement ses mots et donc l'usage de la parole.

    Marie raconte également comment Michka l'a sauvée mais qui sauvera Michka?

    Cette dernière ne lâche rien et pour être en paix avec elle-même, il lui faudra réaliser son dernier souhait.

     

    Cette femme est accompagnée avec beaucoup de douceur, de précautions et de bienveillance.

    C'est un livre très émouvant, écrit avec beaucoup de sensibilité et malgré tout, et heureusement, lorsque Michka mélange ses mots, on ne peut s'empêcher de sourire.

     

    "Vieillir, c'est apprendre à perdre

    ça commence par des petites choses et puis ça s'accélère".

    ¨Parfois, il faut assumer le vide laissé par la perte. Renoncer à faire diversion. Accepter qu'il n'y a plus rien à dire".

     

     

    #netgalleyfrance


    votre commentaire
  •  

    Deux albums pour les petits

      Bzzz!

     Delphine  Chedru

     Editions Nathan

     Dès 2 ans

     

    La petite abeille cherche une jolie fleur à butiner.

    L'enfant la suit et découvre à chaque page un trou de plus en plus petit et un animal.

     

                        Pour les petits

     

     Pour les petits

     

    Un livre-objet, solide, à regarder, à toucher, avec des couleurs vives et...des trous.

    Ce livre raconte une histoire simple et permet d'interagir avec l'enfant.

    Un livre à trou revisité par une illustratrice de renom, Delphine Chedru.

     

     

    Pour les petits

    Félix le chien

    Blanca Lacasa Gomez

    Album Nathan

    Dès 3 ans

     

    Félix ne se comporte pas comme un chien.

    Pour les petits

    Il ne court pas après la balle, n'aboie pas, ne tire pas la langue quand il est fatigué.

    Son attitude inquiète Max, son maître, qui un soir décide de suivre Félix...

    Quelles découvertes va t-il donc bien faire?

     

    Un album tout en douceur, illustré avec beaucoup d'humour, qui raconte une histoire sur la différence et l'acceptation de soi et de l'autre.

     

     


    votre commentaire
  •  

    Les îles aux pins  Marion Poschmann

    Editions Stock

    Collection La Cosmopolite

     

    Gilbert Silvester a rêvé que sa femme le trompait et c'est sur ce faux prétexte qu'il décide

    alors de s'envoler pour le Japon.

    Gilbert Silvester est un universitaire allemand, un modeste chercheur, barbologue,

    professionnellement largué,

    "contraint d'exécuter des travaux stupides et médiocrement rémunérés, qui lui étaient dictés par des gens qu'il méprisait du fond du coeur".

     

    Et à présent, il se voyait forcer par sa propre femme à se rendre au Japon!

     

    Du temps des samouraïs, ce pays reléguait ses intellectuels indésirables sur des îles lointaines, ou bien les forçait à faire seppuku, une forme barbare de suicide. Au point où il en était, il avait bien choisi sa destination”. 

     

    Arrivé sur place, inspiré par les récits de voyage du poète Japonais Matsuo Bashō et

    accompagné par Yuso, un étudiant suicidaire, il entreprend un pèlerinage, un voyage de

    nettoyage spirituel, qui peut-être lui rendra la raison.

     

    Il décide d'aller admirer la lune au-dessus des Iles aux Pins de Matsushima, un lieu

    prédestiné aux poèmes .

     

    Le Japon étant connu pour ses saisons très marquées et une culture où la nature est

    centrale, rien d’étonnant à ce que les passages entre saisons inspirent littérature et

    poésie.

     

    Les haïkus en sont le plus bel exemple.

     

    Selon les paroles de Bashō, un bon poème est un poème qui est capable de capter

    l’essence d’un moment, d’un instant de temps parmi tant d’autres, de notre âme et de la

    nature.

     

     Les étapes de leur périple les entraînent au pied du Mont Fuji, l'emblême du Japon, dans

    la Forêt d'Aokigahara, réputée pour être le théâtre funeste de nombreux suicides de

    Japonais et donc véritable capharnaüm de rubans et de cordes colorés.

     

    Ultime station de ce pèlerinage et but de leurs pérégrinations, les Iles aux Pins de

    Matsushima est sans conteste l’un des plus précieux trésors de la région. L’endroit se

     trouve être une baie dans laquelle sont disséminés environs 250 à 260 îles et îlots.

    Ces derniers sont couverts de pins, sculptés par les vents.

     

     Et au Japon, le pin passe pour être le lieu de la manifestation du divin.

     

    Entre chien et loup

    îles baignées par les vagues

    bruissement des pins”

     

     En accomplissant ces longues marches, ces chemins de transformation, Gilbert Silvester contemple un paysage absolument magnifique et dépaysant, découvre la tradition de la poésie japonaise et vit des rencontres mystiques.

     Face à ces pins majestueux, Gilbert Silvester devra désormais se montrer à leur hauteur et acquérir

    “une image de la sérénité de l'esprit face au flot éphémère des choses”.

     

    Un livre étonnant, qui peut dérouter mais dans lequel je me suis plongée naturellement, sans méfiance, sans préjugés.

     

    Il faut vraiment se laisser porter par les émotions, (elles sont nombreuses dans la Forêt des suicidés), imaginer les magnifiques paysages, rire des situations cocasses et absurdes et se laisser emporter par la poésie et la mélancolie.

     

    Je dois avouer que moi aussi, j'irai volontiers sur les traces de Matsuo Bashō et Gilbert Silvester à la découverte du Pays du Soleil-Levant.

     

     

    Merci aux éditions Stock de m'avoir permis de découvrir ce roman

    #NetGalleyFrance.

     

     


    votre commentaire
  • Les Loyautés  Dephine De VIGAN

    JC Lattès

     

     

    Les Loyautés  Dephine De VIGAN

     

    J'attendais avec impatience le nouveau roman de Delphine De VIGAN.

    Je l'ai lu très rapidement.

    Un livre qui remue, un livre formidablement bien écrit.

     

    Hélène, professeure dans un collège est intriguée par le comportement d'un de ses élèves, Théo.

    Elle pense reconnaître ce qu'elle a vécu elle-même, enfant.

    Les douleurs, la peur, les violence subies remontent à la surface et Théo devient très rapidement une véritable obsession.

    Il devient l'enfant à sauver.

    Théo entraîne dans sa chute un autre copain, Mathis mais dont la mère Cécile veille.

    Cécile qui se débat dans une vie qui ne lui ressemble pas avec un mari qu'elle ne reconnaît plus.

     

    Les Loyautés  Dephine De VIGAN

     

    Les destins croisés de quatre personnages.

    Une exploration des loyautés qui les unissent ou les enchaînent les uns aux autres.

     

    Un roman sobre et puissant à la fois, témoignage essentiel sur des adolescents en détresse et une exploration sur les traumatismes de l'enfance.

     

    Je recommande absolument!


    votre commentaire
  • Un Funambule sur le sable Gilles Marchand

    AUX FORGES DE VULCAIN

     

    Deux médecins, la mine grave, s'avancèrent vers lui tandis que les battements de son cœur diminuaient leur cadence. Le poids de sa mâchoire inférieure l'empêchait de prononcer la moindre parole.
    "La maman va bien, lui dit le premier.
    -Et mon fils, comment va mon fils?
    -Il va bien. Mais...
    -Mais quoi?"
    Le médecin cherchait visiblement l'aide de son collègue qui, de son côté, avait trouvé refuge dans la contemplation de sa pointure 41.
    "Nous ne comprenons pas comment cela est possible.
    -De quoi parlez-vous? Comment va mon fils?
    -Il va bien. Mais il a un violon dans la tête."

     

    Ainsi commence ce livre.
    L'annonce faite au père.
    Avant même de poursuivre la lecture, j'ai réfléchi.
    Moi, j'aime bien mettre des mots sur des maux.
    Tout le monde sait qu'avoir un violon dans la tête, ce n'est pas possible.
    Le ton est donc donné dès le départ.
    Voici une histoire flirtant avec le fantastique, qui va jouer sur les sens et l'imaginaire du lecteur, libre d'interpréter à sa guise la maladie ou le handicap de l'enfant qui vient de naître.


    Avoir un violon dans la tête.
    Je pense aussitôt à deux expressions dans la même veine peut-être:
    Avoir une araignée au plafond ou un petit vélo dans la tête.
    Deux expressions que l'on emploie généralement pour désigner un comportement suffisamment extravagant pour faire penser à la folie.
    L'enfant serait-il simple d'esprit voir mentalement handicapé?


    Je poursuis ma lecture.
    Quelle est donc cette étrange maladie, jamais nommée dans le roman?

    Mais l'intérêt est ailleurs.


    A six ans, lorsque le petit garçon entre enfin à l'école, il est surnommé Stradi.
    Car la maîtresse avait expliqué que les meilleurs violons étaient les Stradivarius.
    Et ce surnom apprend à l'enfant à assumer sa différence et à en être fier.
    "Je n'étais rien et je devins Stradi comme quelqu'un qui aurait un super-pouvoir".

    Pour garder sa place à l'école et pour que les cordes du violon ne se rompent pas, le jeune garçon doit subir un traitement. Chaque mois, et ce durant dix ans, Stradi reçoit dans son oreille un produit injecté par une seringue.
    C'est affreusement douloureux et traumatisant.


    "Mon violon restait sans timbre, se gorgeant peut-être du liquide qu'on lui avait administré par je ne sais quel chemin à travers les dédales de mon cerveau".

    Avec Max, un petit garçon qui boîte, tous deux seront durant leurs années de scolarité, des phénomènes, des cas et aussi des modèles d'intégration.
    L'invisibilité du handicap de Stradi, contrairement à Max, lui donne un statut à part, teinté de suspicion.


    "J'étais quelque part entre l'enfant normal et l'enfant handicapé"


    Mais il a la musique pour se protéger de toutes les moqueries, maladresses et incompréhensions des enfants et des adultes.
    "Je ne pouvais empêcher mon esprit de vagabonder. Et un esprit doté d'un instrument de musique ne vagabonde pas en silence".

    Entre un père inventeur, "des airs de savant fou au regard illuminé" et sa mère , enseignante dans un lycée, Stradi grandit presque normalement et  fait la conversation aux oiseaux.
    Son père s'interroge: "Pourquoi et comment est-ce qu'un enfant né d'un homme et d'une femme normalement constitués peut entrer en communion avec des volatiles?"
    "Ma mère ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'elle avait pu faire pendant sa grossesse pour que je naisse avec un instrument dans le crâne et mon père souffrait de son impuissance à me sortir de ce mauvais pas".


    Pour les parents d'un enfant handicapé, la blessure est profonde. Elle vient bousculer en un instant passé et avenir, image de soi et image de l'autre, et met à jour la culpabilité et l'abattement.

    A 18 ans, Stradi entre dans la vie d'adulte, prend son envol, se rapproche de l'océan, "le seul endroit où il se sent n'importe qui " et découvre l'Amour.

    Stradi vit, faisant face à une réalité tantôt pleine d'espoir, tantôt tétanisante.

    Les situations sont poignantes et cocasses, on sourit, on rit, l'émotion nous cueille.

    On est happé par ce roman-poème, les jeux avec les mots, cet univers musical et onirique.

    Et dans ce roman, à la manière d'un conte, à la langue simple et claire, la musique, la satire, l'humour et l'amour trouvent leur place de manière fantaisiste, décalée, et cependant émouvante.

    Le roman oscille toujours entre fantaisie et gravité. L'humour voile pudiquement l'aspect tragique.

    Ce roman très touchant et original m'a fait  penser à

    L'écume des jours de Boris Vian.

    Mais pour Chloé, c'était un nénuphar qui grandissait dans son poumon droit.

    Ce violon omniprésent fait de ce livre, un livre-objet qui s'écoute comme il se lit.

    Et cette musique résonne exceptionnellement en nous, longtemps après avoir refermé ce livre et ne peut en aucun cas nous laisser indifférent.

     

    C'est la première fois que je lis Gilles Marchand et j'ai pris énormément de plaisir à pénétrer dans son univers sérieux et fantaisiste à la fois, enrichi d'une multitude de références musicales des années 60/70.

    On sent complétement que Gilles Marchand a pour passions la musique, la chanson, le cinéma et  la littérature.

    D'ailleurs, en lisant ce livre, le film "Forrest Gump" s'est aussi imposé à moi.

     

    Pourquoi allez-vous aimer ce livre?

     

    -Parce que la couverture est très belle

    -Parce ce que c'est l'histoire d'un petit garçon très courageux, intelligent, sensible qui né et grandit avec un violon dans la tête,

    qui vit au quotidien des choses difficiles, qui se bat et qui s'en sort.

    -Parce que c'est aussi une magnifique histoire d'amour qui relie Stradi à Lélie.

    Cela déborde d' Amour, fou et évident, qui nous rend, comme eux,

    délicieusement et profondément heureux.

    -Parce que c'est émouvant de voir les parents de Stradi l'accompagner et l'aimer, de voir son père plonger dans une douce folie, impuissant face au handicap de son fils mais faire un combat de sa vie pour trouver une solution.

    -Parce que ce livre est résolument optimiste, donne de l'espoir à tous ceux qui sont différents et change notre regard sur les handicapés.

    Le dernier mot revient à Stradi qui continue à avancer et à grandir.

    "A vrai dire, je me suis toujours senti comme un funambule. J'ai avancé dans cette société en prenant mille précautions.Légèrement au-dessus, un peu au-dessous ou complétement à côté, je ne sais trop où, mais jamais en son sein. Je me suis maintenu en équilibre tant bien que mal, sachant que je pouvais chuter à tout instant. J'aurais pu considérer mon violon comme un don de la nature mais il était trop lourd à porter. J'ai avancé dans la vie comme un funambule sur le sable, avec un don que je ne pouvais pas utilisé, empêtré et maladroit".

     

    http://www.priceminister.com/blog/wp-content/uploads/2017/09/1500x500_TwitterMRLb-300x100.png

      #MRL17 #PriceMinister


    votre commentaire